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  • plitch

  • Kali Yuga

    Kaliyuga, [1]
    कलियुग

    Il n’est pas encore là, le temps de l’homme sage.
    Chaque jour est toujours un sentier incertain,
    Où les loups sont nombreux et se moquent d’eux-mêmes.
    L’erreur y est de mise au risque d’y perdre l’âme,
    Et le proche n’est pas plus cher que le lointain.
    Les cerveaux sont précaires et les verbes bruyants,
    Les talons tournent vite devant les tâches à faire,
    Des savates en plastique aux souliers cabotins,
    L’être d’aujourd’hui marche seul dans sa boue.
    Personne ne se voit du haut de ses deux mètres.
    Lui, a sécurisé ce qu’il faudra lâcher
    quand les années perdues auront raison de lui,
    Et lui, aura donné ce qu’il fallait garder,
    Espérant un retour de prodigalité.
    Illusion est l’habit dont se parent les fous.
    « Qui-vive » est la peau qui recouvre nos os,
    Et désarroi, le sang qui coule dans nos peines.
    Nos souffles essoufflés cherchent l’immortel,
    Maquillant de paillettes l’aveugle de nos yeux.
    Au cirque des vivants, la cage est invisible,
    Et le fauve n’est pas celui aux grandes dents.
    Le sauvage dort là sous son civique état.
    La conscience se tait, la conscience se terre,
    Se bâillonnant elle-même pour survivre ici-bas,
    Ou cherche dans les langues et les mots délicats,
    Les échos rédempteurs des pensées délétères.
    Sommes-nous bien chez nous sur cette dure terre ?
    Ne sommes-nous pas faits d’air et de vent,
    De pluie torrentielle et de soleil couchant ?
    Ne sommes-nous pas faits d’éther et d’aimant ?
    Les larmes des hommes sont bien souvent amères !
    Chacun fait ce qu’il peut, souvent mal et méchant
    Est ce qui est, quand l’ego péremptoire
    Prend les rênes à lui seul et croque le dedans.
    Préservez les écrins où les plumes se cachent !
    Le sel intestinal de l’arrogante race,
    Efface la douceur sous les cultes du vain.
    Prenez soin de l’amour, n’effacez pas sa trace,
    Qui poudre discrètement les paumes de vos mains.

    Auteure :
    Jaya Yogācārya

    ©Centre Jaya de Yoga Védanta La Réunion

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    [1"kaliyuga" : Sanskrit ; le nom de yuga concerne les quatre époques de notre monde selon la cosmologie hindoue. Ainsi se succèdent le krita-yuga (kṛtayuga), l’âge d’or ; puis le tréta-yuga (tretayuga), l’âge d’argent ; le dvâpara-yuga (dvāparayuga), l’ âge de bronze ; enfin, le pire de tous, le kali-yuga, l’âge de fer ou l’âge noir, le nôtre actuel.



    Messages
      • Ô Cher Guide,

        " Que nos pieds nus de doux sadhak,
        Arpentent les yeux grands ouverts,
        Le long chemin de l’Âge de Fer.
        Pour seul bagage, un petit sac
        Plein de silence et de sagesse ;
        En quête délivrance,
        Tout en gardant la cadence
        Et sans aucune rudesse,
        Puissions-nous être les gardiens
        De l’amour sacré, Cher Guide !
        Vous qui nous montrez oh ! combien
        La route sera longue mais Divine..........."

        Merci mille fois de votre merveilleux enseignement, qui illumine nos vies de petits sadhaks balbutiants !
        Ngico

    • Bonjour Jaya.

      Encore un portrait sans concessions de la vie actuelle qui fait réfléchir.

      Les solutions que vous proposez ont l’air simple : préserver "les écrins où les plumes se cachent" ou "prendre soin de l’amour".

      Merci de nous les rappeler, et de nous aider, avec Maheswari, tous les jours, à aller dans ce sens !

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