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    Akṣarā,

    l’impérissable


    Nous cueillerons alors sans étirer le bras
    ce que vie veut offrir à notre humble écoute.
    Ayant compris son sacre dans la science du soi, [1]
    nous la laisserons faire et oublierons le doute.
    Le temps du vrai savoir est à maturité,
    et les sons de la gorge [2] se réalisent enfin.
    L’agitation de l’autre est sourire à nos lèvres
    et notre propre peine n’a plus lieu au combat.
    La tête devra taire son lancinant vacarme,
    pour que le monde sache où le silence existe.
    En lui sont les vrais germes d’où sont nés les rois.
    En lui toute structure élabore projet.
    Quand sorti de la roche, le cristal prétendant
    officie son élan vers ce qui le diffracte,
    il se pare du divin pour le simple galet.
    Dans l’immobile pose [3] se révèle le sens
    des choses animées qui aimantent nos âmes,
    et le cerveau venu au théâtre en plein air,
    se regarde lui-même de sa dualité.
    Il porte en son frontal une lampe solaire, [4]
    cherchant sa propre porte pour y nidifier.
    Il y voit là un cygne, [5] une dame enivrée, [6]
    il y comprend son seuil et l’étape à passer.
    Si substance [7] s’en mêle et chemine sa mine,
    c’est un ciel étoilé qui joue sa pantomime,
    et amène l’esprit au rang des voies lactées.
    Rembobinons le temps tant qu’il se laisse faire,
    descendons les marches qui nous ont fait grimper.
    Ressentons le repos dans le ventre de mère,
    lorsqu’elle faisait la sieste sous un joli verger.
    Qu’elle toussote et voilà les premiers océans,
    où les odeurs liquides annoncent le goût du lait,
    lorsqu’est alors compris ce qu’est le goût du sang.
    Nos "Je" peuvent enfin laisser vivre le rire,
    assis sur leur nacelle du manège volant,
    leur carnation chaînée surenchérit le pire,
    alors qu’il faut lâcher pour devenir vivant.
    Voir en soi ce qui voit et sourit de cela,
    c’est reprendre sa place dans l’éternelle loi,
    et dissoudre à jamais l’inquiet et l’incertain
    qui dansent sur nos montres en guise de tournoi.

    Auteur : Jaya Yogacharya


    Titre : Akṣarā
    Sanskrit : [a-kṣara] L’impérissable, l’éternel.
    juin 2014

    © Centre Jaya de Yoga Védanta


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    [1Yug, le système d’intégration.

    [2Vishuddha chakra, plexus laryngé, centre des siddhis, les pouvoirs et de para vâch, la parole sacrée. Ce qui est dit sera réalisé !.

    [3l’asana de la méditation.

    [4le centre coronal, le divya chaksu, l’Ajna chakra.

    [5le cygne, Hamsa, symbole du haut pouvoir de discernement.

    [6Hakini, la déesse blanche, la Shakti qui préside dans l’Ajna chakra, ivre par l’amrit, le nectar de l’immortalité.

    [7toutes les substances neuro-chimiques des neuro-transmetteurs du cerveau qui modifient ou amplifient la conscience. (dopamine, sérotonine, noradrénaline, etc .).



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