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  • plitch

  • VOEUX de JAYA 2005

    La prétention de l’homme est grande lorsqu’il oublie sa mortalité.
    Cet oubli le maintient en vie.
    Parfois cela lui permet d’être libre et inspiré, souvent cela l’enracine dans Maya, l’illusion.
    Pendant ce temps-là, la terre tourne.
    Sa condition, vue du ciel, non loin de le déstabiliser, n’entame pas sa foi.
    Perdu là ou ailleurs, qu’importe !
    Si minuscule malgré sa grande violence.
    Si dérisoire devant plus grand que lui, l’homme croit malgré tout, être un enfant du divin.


    - Il n’y avait pas l’être, il n’y avait pas le non-être en ce temps.
    - Il n’y avait ni l’espace, ni le firmament au-delà.
    - Quel était le contenu ? Où était-ce ? Sous la garde de qui ?
    - Qu’était l’eau profonde, l’eau sans fond ?

    - Ni la mort ni la non-mort n’étaient en ce temps,
    - Point de signe distinguant la nuit du jour,
    - L’Un respirait sans souffle mû de soi-même ;
    - Rien d’autre n’existait par ailleurs.

    - À l’origine les ténèbres couvraient les ténèbres,
    - Tout ce qu’on voit n’était qu’onde indistincte.
    - Enfermé dans le vide, le Devenant,
    - L’un prit alors naissance par le pouvoir de la chaleur.

    - D’abord se développa le Désir,
    - Qui fut le premier germe de la Pensée.
    - Cherchant avec réflexion en leurs âmes,
    - Les Sages trouvèrent dans le non-être le lien de l’être.

    - Leur cordeau était tendu en diagonale :
    - Quel était le dessus, quel était le dessous ?
    - Il y eut des porteurs de semence, il y eut des vertus ;
    - En bas était l’instinct, en haut le Don.
    - Qui sait en vérité, qui pourrait l’annoncer ici :
    - D’où est issue, d’où vient cette création ?
    - Les dieux sont en deçà de cet acte créateur :
    - qui sait d’où il émane ?

    - Cette création, d’où elle émane,
    - Si elle a été fabriquée ou si elle ne l’a pas été,
    - Celui qui veille sur elle au plus haut du ciel
    - Le sait sans doute : ou bien ne le sait-il pas ?

    Cosmogonie : Hymne Brahmanique du Rig Veda (2000 av-JC)

    Bibliographie (LE VEDA - Traduction Jean Varenne - Ed Les Deux océans).

    Jaya et Maheswari vous souhaitent pour 2005
    d’être relié, relié au monde et à ce qui est supérieur à vous, relié à vos proches, reliés entre vous dans votre recherche spirituelle, relié à l’Un sans forme ni nom.
    Sachez relier également l’énergie du passé et celle de votre présent.
    Sachez relier les connaissances de nos anciens à celles de nos contemporains.
    Sachez préserver malgré tout le peu d’innocence qui reste en vous.
    Sachez vous étonner comme les Rishis de cet hymne védique, perdez vos illusions sur l’espèce humaine, mais restez généreux toutefois envers elle.
    Om Shanti

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