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  • Ariṣaḍvarga अरिषड्वर्ग, les six obstacles à la pratique du Yoga

    Les obstacles au Yoga

    Verset 15 de la Haṭha Yoga Pradīpikā.

    L’excès de nourriture, le surmenage, le bavardage, l’adhésion à des règles, la compagnie des gens banals et l’instabilité mentale sont les six causes qui détruisent le Yoga.

    Yoga योग signifie Union de deux forces d’énergie, mentale et prānique, circulant dans les deux Nāḍī नाडी ou trajets énergétiques que sont Iḍa इड et Piṅgaḷa पिंगळ.
    Habituellement, ces deux forces s’alternent et seules les pratiques de yoga (Prāṇāyāma प्राणायाम, Aśana अशन, Dhyāna ध्यान, etc.) permettent d’éveiller le canal central la Suṣumnā nadī सुषुम्ना नदी afin que la Kuṇḍalinī कुण्डलिनी y circule.
    C’est alors l’éveil de la conscience supérieure.

    Si le mental et le corps ne fonctionnent pas en harmonie, il y a alors scission entre ces deux rythmes et la maladie s’installe. Le pouvoir spirituel diminue.
    Quand un Sādhaka साधक, un pratiquant de yoga, cherche à unifier ces deux forces, il doit éviter les activités qui gaspillent l’énergie et distraient le mental.

    • Trop manger par exemple, constitue un des premiers obstacles, le corps s’alourdit, les toxines s’installent, le système énergétique se bloque.
      La pratique régulière à un effet " purificateur " et permet d’éliminer les toxines et la maladie. Les progrès seront plus rapides.

    • De même, le yogi doit éviter de surmener son corps et son mental par une activité physique ou intellectuelle trop intense. L’une ou l’autre peut là encore entraîner un déséquilibre des forces énergétiques et entraver la progression. Le Yogi doit conserver et augmenter sa réserve d’énergie à des fins spirituelles et il ne doit pas la gaspiller à effectuer des tours de force physiques ou mentaux inutiles.

    • Parler ou trop parler dissipe l’énergie vitale et gaspille un temps précieux qui pourrait être utile au travail de l’éveil de la conscience.
      Commérages, vaines discussions, critiques n’aident pas notre âme à s’éclairer. Les personnes de pratiques " grossières " vont plutôt entraîner le pratiquant dans des vibrations négatives par leurs influences.

    • Adhérer à trop de codes sociaux sans esprit indépendant, à des rites sociaux ou religieux trop stricts peuvent entraver le progrès spirituel.
      La pratique spirituelle ne dépend pas des mœurs sociales et des pratiques religieuses.
      Le Yoga a pour but d’élargir la conscience non pas de la limiter. Un yogi doit avoir un esprit libre et ouvert.

    • Ne pas être familier avec tous, mais servir et aider son prochain sans attendre le fruit de ses actes, voilà la juste attitude.

    • Un mental instable est également un obstacle sur le chemin du yoga. Si on est incapable de rester un certain temps plus ou moins long dans une posture, c’est que la pratique est indécise.
      Un déséquilibre mental, physique, émotionnel et psychique disperse l’énergie.

      Swami Satchidananda सच्चिदानंद le disait encore à sa dernière visite en mai 2004 au centre Jaya.



      - Vous devez apprendre à rester immobile kayā sthairyam कया स्थैर्यम् quand vous écoutez, vous méditez, vous discutez, afin de renforcer votre mental et votre corps.

    L’instabilité va de pair avec une volonté défaillante. L’inconsistance et l’irrégularité entraînent un déséquilibre dans le corps. Le yoga nécessite un esprit ferme et un corps stable.

    Le Tantrarāja tantra तंत्र mentionne quant à lui six autres obstacles qui s’ajoutent aux obstacles ci-dessus du Haṭha Yoga. Ils ont une portée plus générale pour l’attitude intérieure.

    Ariṣaḍvarga अरिषड्वर्ग, les 6 obstacles

    - KAMA कम (le désir sensuel)

    - KRODHA क्रोध (la colère)

    - LOBHA लोभ (la gourmandise)

    - MOHA मोह (la passion irraisonnée)

    - MADHA मध (l’orgueil)

    - MĀTSARYA मात्सर्य (l’envie)


    "L’enthousiasme, la persévérance, le discernement, une foi inébranlable, le courage, la distance avec les personnes grossieres sont les six moyens qui apportent le succès dans le yoga".
    (verset 16 -chapitre 1 de la Haṭha Yoga Pradīpikā )

    Que vous soyez dans une ville ou dans un ermitage, rien ne vous empêche d’appliquer ces principes, que vous soyez chef de famille ou yogi.
    Ils sont les moyens d’éviter bien des problèmes...

    Hari Om tat sat
    Jaya Yogācārya

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    Messages
    • Malheureusement ou heureusement de nos jours, une grande variété d nourriture s’offre à nous et il est difficile de se priver de gouter à certaines choses qui peuvent être trés attrayantes afin de satisfaire les plaisirs gourmands de chacun. Est-ce qu’il faut s’en priver ou alors en consommer modérément ?

      • Vous posez-là une question des plus majeures dans la démarche d’un aspirant au yoga.
        Nous savons bien hélàs, que tout excés pour le corps ou pour le mental en termes de différentes nourritures (alimentaires, visuelles, auditives, sensuelles, etc.) risque fort d’entraîner à long terme des déséquilibres, voires des pathologies qu’il nous faudra alors assumer. Dans la voie traditionnelle d’un yoga ascétique, le sadhak (pratiquant) se gardera bien de cette prise de risque. Son objectif étant « la purification »(non pas d’un point de vue judéo-chrétien) du corps et du mental en vue d’une fusion avec un principe supérieur divin.Cette démarche est louable et ne s’adresse pas à tout le monde. Mais elle n’est louable que par un certain aspect et ne résume pas à elle seule la voie du yoga.Ce que l’on appelle en Inde le « Sanatana Dharma », la grande voie spirituelle, revêt des aspects multiples en vue de la fusion avec ce divin. Dans certaines voies tantriques, tout ce qui est amour, plaisir, bonheur, expression de la joie, rapproche du divin. Danse, musique, parfums, lumières, fleurs, nourritures, vins, beautés et rites permettent de vénérer ce qui supérieur. Rien dans ce cas là n’est extérieur, toutes les facettes de la vie, tous les comportements sont inclus dans le regard profond de l’existence. Le yoga devient un tout et toute expérience est source de connaissance. Serait yoguique, tout être qui percevrait l’univers au niveau énergétique et vibratoire plutôt qu’en formes classées et jugées selon « un bien » et un « mal ». Serait donc libéré spirituellement, tout être pour qui jouissance et délivrance ne s’opposeraient pas mais se magnifieraient l’une l’autre. Il va s’en dire là encore, qu’une telle démarche ne peut aboutir
        que si pratique et réflexion sont maîtrisées en vue d’un seul objectif, l’élévation. Alors les connaissances ésotériques, les techniques yoguiques, sont les garantes de la santé physique et mentale. L’homme « ordinaire » laissé à toute expérience de vie, sans support de connaissance de soi, risque fort de se brûler au feu des carcans de son propre mental et être consummé par la souffrance existentielle qui habite la plupart d’entre nous.
        Il y va donc de votre propre discernement pour estimer votre capacité à digérer toute expérience et à la transcender.
        Mais qui ne tente pas ne saura jamais !
        Hari om
        Jaya

    • J’aimerais comprendre ce qui est entendue par gens banals dans cet article.
      Merci

      • Cette expression est extraite du Verset 15 du Hatha-Yoga Pradipika. Nous devons donc la remettre dans son contexte historique et géographique.Il n’y a pas là de suspicion possible sur la considération élitiste ou péjorative de l’autre en général. Nous pouvons le cautionner comme un positionnement non violent de l’auteur de l’époque pour citer les non-sadhakas par rapport aux sadhakas (ceux qui sont établis dans la pratique spirituelle du yoga) et qui effectivement, ne fonctionnent pas sur un mode ordinaire.
        hari om
        jaya

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